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Lettre E
Titre Quelques notes ensemble... Date Albums

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Oncle William
raconte...
E' la verita' Version italienne des Quatre saisons, dont le titre signifie « C'est la vérité ». Les paroles ont été écrites et traduites en italien par Gérard Manset. Parue sur 45 tours en 1968, cette chanson n'a pas été reprise dans l'Intégrale... et pour cause !
Aaahhhh, l'inimitable accent italien de William dans ce grand moment de la chanson transalpine...
1968 Se tu giri la testa/
E' la verita' (45 t)

 
 
Elle dit Soleil, elle dit... Une petite chanson « d'époque » très mignonne et sans prétention, peuplée de soleil, d'arcs-en-ciel et « qui va toute seule/Sans qu'on l'apprenne et sans qu'on l'ait choisie ». 1977 Symphoman  
Elvira Lorsqu'il écrivait cette chanson, William Sheller voyait des jeunes filles dansant sur une plage autour d'un feu, dans un décor espagnol de pacotille, et les a assimilées aux célèbres «Maja» du peintre Francisco Goya : la « Maja desnuda » et la « Maja vestida », une « élégante » (traduction littérale) du début du XIXe siècle dont les deux portraits (en version habillée et déshabillée) se trouvent aujourd'hui à Madrid au musée du Prado.
Mais la maja n'en finit pas de danser, et le personnage interprété par William la tire par le bras comme
s'il lui criait : « Le jour se lève, il faut se dépêcher, le roi va mourir. Il y a urgence ! »
Un prénom, Elvira, inspiré du Cid et de Don Juan, et un « tricotage musical à la Villa-Lobos » (sic), où le pianiste utilise le même mouvement de mains qui se déplacent et s'entrecroisent.
Pour ceux qui l'ignoreraient, une « ganse » est un ruban étroit ou un cordon qui sert à orner les vêtements.
2004

Epures


Empire de Toholl (l')

Une série de 5 chansons faisant en tout 9 min 05, « macédoine symphonique pour péplum imaginaire » écrite conjointement par William Sheller, Jean Guidoni et Bruno de Tolbiac. Dotée d'une atmosphère de science-fiction à la Druillet, cette œuvre est présentée comme la suite de scènes subsistantes d'un opéra perdu : Ouverture et rhapsodie; Premier chant de Toholl; L'Impératorium; Hymne de Toholl; Deuxième chant de Toholl. Poussé par une solide amitié et une grande confiance dans les talents de compositeur de William, Jean Guidoni faisait ici ses débuts de parolier après dix ans de chanson en tant qu'interprète.
Ne cherchez pas dans une quelconque encyclopédie des renseignements sur l'Empire de Toholl, qui n'a jamais existé sauf dans l'imagination débridée de ses créateurs ! Il y a bien une tentative d'explication sur la pochette, mais beaucoup n'ont pas compris que c'était un gag, et ce gros délire d'artistes a fait grincer quelques dents ! Pour la trame de l'histoire William raconte cependant s'être inspiré du livre « Un bonheur insoutenable » de Ira Levin.
Pour l'ambiance,
William voulait « que tout le monde braille dans tous les sens, dans un genre pas travaillé ». Alors il a mêlé un chœur d'amateurs formé par les employés d'une boîte de nuit (Chœur des Hautes Tensions, dirigé par Hervé Leclerc), et un groupe de musiciens skin-heads, « parce que j'aimais l' énergie sauvage qui se dégageait de leur jeu ». « J'ai donné les bandes à un groupe de rock totalement inconnu, les "Tolbiac Toads", qui répétait à l'époque dans une vaste usine qu'on appelle "Les Grands moulins de Paris". Je leur ai dit de travailler dessus, comme ils sentaient la chose, puis on est entrés en studio et cela a donné cette histoire. Au début en studio, ils étaient méfiants, mais je les ai décoincés. J'ai pensé leur opposer des cuivres très suspendus, très tirés, pour voir ce que cela donnerait. Le résultat était très spatial, ce qui m'a inspiré une histoire de planète, de chevalier conquérant. On s'est bien amusés à faire ça ! »
Etant donné la complexité musicale de cet opéra-cantate et les méchantes polémiques qu'il a suscité à sa sortie, il n'a jamais été interprété sur scène.

1987 Univers  
Encore une heure, encore une fois Un mélange de rêves hétéroclites au parfum de vieux films américains. 
1987

Univers 

 
Endroit pour vivre (Un) « Dans un magazine, posé sur le piano, il y avait une photo, une toile hyperréaliste de je ne sais plus qui. Un simple coin d'une rue où l'on aurait aimé vivre. On pourrait s’imaginer une ville où il y aurait un peu plus de lumière, tout près de chez nous, sans faire des kilomètres pour atteindre le paradis terrestre. » Désarroi et difficultés à se poser d'un personnage ayant grandi sans repères ni limites : « Moi j'suis un homme de peu/Je suis le fils de rien/On m'a bandé les yeux avant qu'j'ai vu le chemin/ n m'a jamais dit viens/On m'a dit va où tu veux...»
Dans l'émission « Taratata » N°11 du 25-3-1993 (F2), William a interprété cette chanson en duo à deux pianos avec Patrick Bruel.
1981

-J'suis pas bien
-Olympia 82
-Sheller en solitaire

-Live au TCE

   
Enfants du week-end (les) Titre piano-solo sorti à l'origine sur le CD 6 titres hors-commerce Piano en ville destiné aux spectateurs de 3 concerts parisiens spécial VIP donnés par William Sheller fin nov-début déc. 2010 (Grand Hôtel Intercontinental, Musée Grévin, Hôtel Crillon).
Il a ensuite été repris sur l'album public "Stylus" paru en octobre 2015.
2010 - Piano en ville
- Stylus
 
Enfants sauvages (les) Une allusion « sociale » aux jeunes sans repères dont les parents ne s'occupent pas, et que guettent des marchands malhonnêtes pour les faire tomber dans la drogue et la délinquance.
Aucun message revendicatif à chercher là-dedans, juste quelques constatations du compositeur sur les
difficultés des ados de notre époque, après avoir observé les problèmes rencontrés par ses enfants et leurs copains.
1994

-Albion
-Live au TCE

 
Enygma song Chanson toute en flous et en énigmes, à l'usage d'un amour qui demeurera dans l'ombre. Seul le piano restera fidèle à son propriétaire au point de l'appeler de loin pour qu'il vienne composer ! Ou comment faire de l'anthropomorphisme en toute bonne conscience avec son instrument préféré ! 2000 Les machines absurdes  
Erotissimo

William Sheller interprète cette chanson en anglais en duo avec Michaële (auteur des paroles), dans la bande originale du film Erotissimo , réalisé par Gérard Pirès. Il a d'ailleurs composé toute la BO de ce film joué entre autres par Jean Yanne, Annie Girardot et Francis Blanche.

1969 Erotissimo
(45 t)


 
Etonnante européenne (Une) Une des rares chansons dédiée à une personne clairement dénommée, Mychèle Abraham, une animatrice de radio de l'époque. On notera que William Sheller, d'origine franco-américaine et qui vécut aux Etats-Unis jusqu'à l'âge de 7 ans, est prêt à lui donner « L'Amérique pour la peine. » 1980

Nicolas

 
Excalibur

« Les quatre trompettes du début m'ont pris la tête et le film a commencé, une histoire qui parlait de ces gens qui sous prétexte de chercher la lumière éternelle relèguent les autres dans l'obscurité. » Ces trompettes « m'ont donné l'idée d'un seigneur dont on attend le retour, au Moyen Age. J'ai une préférence pour les textes comme celui-là, qui commence par quelque chose qui n'a rien à voir avec la suite. C'est un vieux procédé poétique que les Beatles ont beaucoup utilisé. »
Nous voici donc plongés dans une sorte de
« chanson de geste » médiévale sur deux rimes en « air » et « i » à la sauce Sheller, racontant le conflit entre un fils et son père qui s'est couvert de gloire à la guerre. Ce valeureux chevalier que l'on soupçonne tyrannique, a exploité pendant des années la sueur et le sang des hommes pour bâtir des églises à la gloire de Dieu, et éclipsé tout son entourage avec ses « lumières » au point de les empêcher de vivre.
Le tout servi par
un magnifique chœur en latin à deux voix interprété par une chorale d'enfants dirigée par Denis Dupays, et des bruitages excellents : les bruits de roues de charrettes par exemple, ont été réalisés en roulant un énorme cendrier en tôle sur du gravier.

Le
titre symbolique Excalibur quant à lui, rappelle la célèbre épée du roi Arthur.

En 1990, cette chanson a fait l'objet d'un vidéoclip mis en scène et réalisé par le dessinateur de science-fiction Philippe Druillet. Cependant malgré l'extraordinaire travail réalisé pour ce clip, Excalibur suscite chez l'auditeur un véritable film si particulier à chacun, que nos « images mentales » ne cadrent pas nécessairement avec celles de ce court-métrage futuriste.
Dans l'album Albion
sorti en 1994, William Sheller a complètement transformé Excalibur en version hard-rock, les parties pour violons s'étant muées en ... guitares électriques ! Explications fournies par l'intéressé : « J'avais fait cette chanson en symphonique en me disant toujours que ça devrait fonctionner, à un moment ou à un autre en version rock. Alors, j'ai proposé aux musiciens d'Albion de l'enregistrer en version rock. Ça les a branchés, alors c'est parti ! »

1989

-Ailleurs
-Albion
-Tu devrais chanter
-Live au TCE
-Parade au Cirque royal