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Lettre S
Titre Quelques notes ensemble... Date Albums Ecoutez la chanson chez Amazon.fr Oncle William
raconte...
Saint-Exupéry airway

A l'origine, cette chanson devait ouvrir l'album Dans un vieux rock'n'roll. Elle évoque un meeting aérien un brin déjanté dans lequel se produisent « Les dieux du looping et les plus grands artistes de la Saint-Exupéry Airway », avec certains effets sonores en clins d'œil aux Beach Boys.
En avant première, un 45 tours contenant Dans un vieux rock'n'roll en face A et Saint-Exupéry Airway en face B fut mis en vente. Saint-Exupéry airway commença à bien marcher en radio et était pressenti comme l'un des tubes du printemps 1976. Mais les héritiers de l'écrivain-aviateur, furieux que le nom de leur oncle soit utilisé dans une chanson, menacèrent de faire un procès. Le morceau fut donc supprimé de l'album avant sa sortie. Quant au 45 t, il fut rapidement retiré des magasins et pilonné. Peu après, un nouveau 45 tours a été édité en remplaçant le titre litigieux par Joker, Poker.
Assez vexé par cette affaire, William Sheller envisagea très rapidement de réécrire le morceau en modifiant certains prénoms. Il a finalement réutilisé la musique et une partie des paroles pour la chanson La flash assurance limitée, parue en 1977 dans l'album Symphoman.

1976 Dans un vieux rock'n'roll / Saint-Exupéry airway
(45 t)
   
Savez-vous ? Un personnage passionné par une jeune fille un peu étrange pour son époque, la dernière personne sans doute à lire des ouvrages de Paul Géraldy (1885-1983), dramaturge et poète de la première partie du XXème siècle spécialisé dans le roman sentimental. Quant à Claude Debussy (1862-1918), rappelons qu'il a composé de très nombreuses œuvres musicales aux alentours de 1900. 1975

Rock'n'dollars

 
 
Sergueï Une vision particulière de l'époque de la Perestroïka en Russie, dont les paroles ont été co-écrites avec Bruno de Tolbiac.
Dans la partition musicale, William Sheller a « invité » son compositeur favori Igor Stravinsky, en s'inspirant de passages du Sacre du printemps, qui est l'un de ses trois morceaux préférés. Cette musique est superbement interprétée par l'Orchestre du Capitole de Toulouse.
Quelques notes d'ambiance au moment de l'enregistrement :
« Tout le monde arrive avec le sourire. C'est un bon présage. Les mouvements se précipitent, l'ambiance s'électrise, chacun gagne son poste, sa chaise, son potentiomètre. Jean-Claude Cugullière lève les bras. Silence. Les premières mesures de Sergueï remplissent la salle et me noient d'adrénaline... Est-ce que ça va "sonner" ? Oui, ça sonne. Ouf ! On dirait du Stravinsky. Tant mieux, c'était fait pour. »
1989 Ailleurs  
Se tu giri la testa « Si tu tournes la tête ». Version italienne de Couleurs parue sur 45 tours en 1968. Paroles écrites et traduites en italien par Gérard Manset et musique de William Sheller.
Entre l'accent italo-
approximatif (ou approximativo-italien) de William, ses couinements bizarres et son air de ne pas y croire le moins du monde en la chantant... On comprend pourquoi ce nanard à mourir de rire n'a pas été repris dans l'Intégrale...
1968

Se tu giri la testa/
E' la verita (45 t)


 
 
She opened the door Un « péché de jeunesse » de William Sheller en anglais paru en 45 tours en 1970, sur des paroles de J. Makay (Michaële).  A réserver aux fans invétérés seulement.. parce que c'est à peu près aussi inécoutable que le « chef-d'œuvre » italien explicité ci-dessus ! 1970

She opened the door/Living east, dreaming west (45 t) 


 
Silfax Le titre de cette chanson un brin déjantée n'a rien à voir avec le contenu. Il s'agit d'un mot qui est passé par la tête de William Sheller au moment de nommer le fichier informatique de la chanson... et qui est resté. Pour les curieux, Silfax est un oiseleur dont parle Jules Verne dans Les Indes noires.
Quant à la citation de poème mise en introduction de la chanson dans le livret du CD, elle n'est pas de François Coppée, mais de Théodore de Banville. Ce court poème de 1875 intitulé Le Thé figure dans Les Rondels.

Dans cette chanson, des sonneries de téléphone et des dialogues plus ou moins « allumés » se croisent en fond sonore. De nombreuses écoutes sont nécessaires, et sur plusieurs appareils différents pour arriver à tous les entendre.
1994

Albion

 
Simplement L'émotion d'un visage, d'un regard croisé par hasard et que l'on aimerait suivre pour la vie...
« Il arrive des fois qu'on se trouve dans des endroits...Il est très tard, ou alors il est vraiment très tôt. Et puis alors on ne sait pas pourquoi, on croise des visages comme ça, et on aimerait vivre un grand roman en dix volumes, ou un opéra en quinze actes, ne serait-ce que l'espace d'un jour en croisant ces gens là. Et puis alors on ne bouge pas, et puis on n'ose pas, on reste dans son coin, et puis un jour ça peut ressortir dans une chanson. »
William Sheller a co-écrit les paroles de cette chanson avec Muriel Solal. Mais quand il essaya de l'interpréter, il s'aperçut d'un petit problème : « Lorsque je chantais le thème du début, c'était d'un tarte ! ». Il a donc préféré
raconter à la manière des « diseurs », comme il aime à se définir. Du coup, l'un de ses proches lui a dit que ça ressemblait à du rap suisse !
Depuis, William a a
dopté pour interpréter sur scène les couplets de Simplement une sorte de version intermédiaire « parlé-chantonné ».
1984

-Simplement
-William Sheller et le quatuor Halvenalf

-Tu devrais chanter
-William Sheller et le
quatuor Stevens live


Souris noires
(Les)

  2015 Stylus

 
Spyder le cat
2008 Avatars    
Sumidagawa (La) La Sumidagawa est la rivière qui traverse Tokyo. Passionné depuis son enfance par la musique japonaise, William Sheller avait trouvé à Tokyo un ouvrage écrit par un universitaire d'Oxford sur le « gagaku », musique de cour jouée depuis plusieurs siècles pour l'usage exclusif de l'empereur le jour du solstice d'hiver et celui du solstice d'été. Après avoir étudié très sérieusement cette musique pendant deux ans, William en retranscrivit le principe dans cette chanson... moyennant quelques adaptations nécessaires pour être jouées par des musiciens français avec des instruments européens. Petite explication technique fournie par William sur la pochette de l'album : « Le gagaku est une musique de la cour impériale japonaise, importée de Chine vers le 9e siècle, et régie par des règles extrêmement précises d'autant qu'elle est sacrée. Basée sur le mode d'Ichikotsu-Sho, la partition repose en grande partie sur la cellule rythmique du Ryo-Wo, danse militaire de cour, lente et hiératique, exécutée par quatre danseurs masqués, face à face. » Evidemment, souligne William avec lucidité, «Toutes ces subtilités sont un peu passées au-dessus du plafond des auditeurs. »
Malheureusement, il lui fut impossible de faire déplacer les musiciens impériaux pour jouer sur l'album : « C'était comme si un groupe japonais demandait aux moines de Solesmes de venir chanter du grégorien avec eux dans une disco de Tokyo ! » Alors ce sont les musiciens de l'Orchestre du Capitole de Toulouse qui ont interprété la partition.
Pour les paroles, William s'est amusé à écrire « à la manière » des Japoneries d'automne publiées en 1889 par l'écrivain-voyageur Pierre Loti.
1989

Ailleurs


Sunfool
(Une solitude ordinaire)
La solitude, compagne ordinaire et préférée de William Sheller depuis son enfance est le thème qui revient couramment dans de nombreuses chansons. A l'écoute de cette chanson, on s''interroge sur les limites de l'intimité mentale que l'on peut établir avec quelqu'un. Et l'on se demande aussi si cela vaut bien la peine d'aller explorer ce qui se cache au fond des mémoires ou sous les beaux habits. A trop vouloir savoir, on risquerait d'être fort déçu...   2000

Les Machines absurdes

 
Symphoman Une chanson mascotte, un personnage devenu emblématique de la personnalité de William Sheller, son « double » en quelque sorte, qui le suit partout depuis 1977. Comme dit William pour l'introduire durant son récital, « C'est un personnage que je connais très bien et que je voudrais vous présenter » : Un jeune homme en blouson rouge pomme, semelles de gomme et jean étroit du bas, ne vivant que pour sa musique au point de consommer des mets étranges et parfaitement imaginaires : du sorbet d'habanera (laquelle est une danse cubaine d'origine espagnole), du piano aux chips ou encore un verre de Mozart-soda. Sa première tentative pour marier de la vraie musique symphonique à une chanson dite « de variété » : « Les mots sont sortis tout seuls au bout d'un long morceau dont je ne savais pas trop quoi faire. Je n'ai jamais réussi à les séparer ni à jouer l'ensemble exactement de la même façon à chaque concert. »
William aime tellement cette chanson qui lui colle à la peau, qu'il la place
toujours comme premier morceau de ses concerts, expliquant aux spectateurs tout en pianotant le mélange des couleurs musicales qui a fait naître ce morceau.
Enfin, « Symphoman » est un mot bien pratique lorsqu'un journaliste en mal d'inspiration peine à trouver un titre pour un papier
concernant William.
1977

- Symphoman
- Olympia 82
- William Sheller et le quatuor Halvenalf

- Sheller en solitaire
- Live au TCE
- Parade au Cirque royal