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Lettre C
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Oncle William
raconte...
Camping

2008 Avatars  
Ça ne sert à rien Dans ce court poème personnel et intimiste, William chante seul au piano. Inutile de chercher dans un dictionnaire ou sur internet la signification des « Julienclereries » : c'est tout simplement un raccourci amusant inventé par William pour désigner les chansons de Julien Clerc, artiste qu'il appréciait beaucoup ! 1976 Dans un vieux rock'n'roll  
Capitaine (le) Un résumé en 4 minutes du célèbre opéra de Giacomo Puccini Madame Butterfly, dont l'action se déroule au Japon, dans la ville de Nagasaki à la fin du XIXe siècle. William Sheller a choisi de traiter l'histoire en prenant le point de vue du capitaine américain Pinkerton.
Il faut dire qu'étant petit il adorait Madame Butterfly
. En effet son grand-père, qui était chef de plateau au théâtre des Champs-Elysées et à l'Opéra Garnier, lui permettait d'assister aux répétitions des spectacles depuis les cintres. Muni de jumelles, il regardait d'en haut les cantatrices plantureuses « habillées dans des rideaux » s'agiter en chantant leurs opéras. Et comme le dit souvent William « Les costumiers n'ayant pas prévu qu'on puisse assister à un opéra en étant situé au-dessus, ça m'a donné une très curieuse vision de l'art lyrique ! »
Les paroles orientalisantes ont été co-écrites par William Sheller et Muriel Solal.
Lors des tournées avec orchestre, cette chanson est toujours agrémentée de sympathiques cris de mouettes produits par le flûtiste et le clarinettiste.
A force de la chanter sur scène, William a fini par oublier un jour la fin de la 3e strophe où il disait ceci : «
Pour le noir de ses yeux j'aurais bravé les orages/Amour en marche tout me pousse/Vers ce regard blessé quitté au bord du rivage.» Et rechante désormais à la place la fin de la 1ère strophe : « Sur sa table mes lettres doivent s'envoler/Amour en marche tout me pousse/Ses cheveux noirs aux branches doivent s'emmêler. »
1984

-Simplement
-William Sheller et le quatuor Halvenalf
-Tu devrais chanter
-Live au TCE
-Parade au cirque royal

-William Sheller et le
quatuor Stevens live
 

 
Carnet à spirale (le) Ce carnet à spirale, « c'est celui que l'on a tous eu dans notre enfance où nous faisions des collages à la gomme arabique. Sinon, je me suis bien amusé à faire ce texte, en jouant avec les mots, les non-sens et les raccourcis chers aux surréalistes...»
La gomme arabique dont il est question dans la chanson, est une résine extraite par incision d'un acacia d'Afrique équatoriale. Elle servait autrefois à fabriquer de la colle à papier. Les pâtissiers la délayent avec de l'eau pour glacer les petits fours, et les confiseurs l'utilisent pour lustrer les pralines.
Ce titre a été l'un des deux énormes succès du disque Dans un vieux rock'n'roll.
Depuis lors, William a interprété régulièrement Le Carnet à spirale sur scène et dans de nombreuses émissions de télévision et de radio à toutes les « sauces » imaginables : piano-voix, quatuor à cordes, orchestre de vingt musiciens, grand orchestre symphonique...
1976 -Dans un vieux rock'n'roll
-Olympia 82
-William Sheller et le quatuor Halvenalf
-Olympiade
-Tu devrais chanter
-Parade au cirque royal
-William Sheller et le
quatuor Stevens live
 
 
Catherine Une chanson hommage de William pleine de tendresse pour sa grande amie de l'époque Catherine Lara, qui l'a d'ailleurs accompagné sur le disque. « Après 20 h, il fallait lancer des cailloux aux fenêtres de son appartement, au premier étage, pour qu'elle descende nous ouvrir. »
L
orsque Catherine Lara a joué du violon sur le morceau pendant l'enregistrement de la musique en studio, elle ignorait ce que William avait écrit à son sujet dans les paroles.

voir le manuscrit de la chanson
1977

Symphoman



Centre-ville Une des rares chansons que William a chantée assez longtemps sur scène sans oser l'enregistrer. Il pensait en effet que ce morceau en piano-voix ressemblait trop à Un homme heureux, « un côté pleurnichard peut-être »... , mais la nouvelle équipe de sa maison de disques l'a convaincu de la sortir. Centre-ville est ainsi paru pour la première fois en 1998 comme inédit dans la compil Tu devrais chanter. C'est l'exemple type des chansons de William très ouvertes, où l'on ne connaît pas le sexe des deux personnages et où chacun peut insérer l'histoire qu'il veut dans le « film » qui lui est suggéré.
Centre-ville a ensuite été tourné sous forme de clip en 1999 par Seb Chéri.  
1998

-Tu devrais chanter
-Live au TCE


C'est l'hiver demain Lorsque cette chanson marquée par les cordes et la harpe est sortie en 1976, elle est passée totalement inaperçue. Silence glacial, pourrait-on dire ! William Sheller l'a exhumée et réorchestrée des années plus tard et lui a donné une seconde vie en tournée : « En la refaisant sur scène finalement, les gens l'ont redécouverte avec de nouvelles orchestrations, des choses que je n'aurais pas osé à l'époque. Et puis là j'ai mis des cordes, j'ai fait un paysage comme une musique de film et elle sort mieux, elle vit beaucoup mieux ! » Au fil des interprétations, son auteur a choisi de trapper la sixième strophe. Histoire de varier parfois il chante « Il court sur nos terres/La nouvelle fièvre/D'un loup abattu au matin », ou selon l'humeur du jour, « La nouvelle fière ».
Enfin, les modifications de la musique et de l'orchestration ont renforcé le côté tragique du récit, déjà assez peu joyeux à l'origine.
1976 -Dans un vieux rock'n'roll
-Olympiade
-Live au TCE 
 
C'est peut-être aussi bien comme ça

William Sheller interprète cette chanson en duo avec Marie-Paule Belle dans le générique de fin du film de Patrice Leconte Ma femme s'appelle reviens , dont il a composé toute la bande originale.
Cette BO n'a pas été éditée sur 45 t. Pour l'écouter en entier, la seule solution est de regarder le film en DVD.

1982  
 
 
Chamberwood
(la vilaine maison)
«Y a eu un moment où on a commencé à me donner des prix, puis des victoires, puis des médailles... du coup j'osais plus écrire [...] Et puis je me suis dit, pour changer, pour te débarrasser de tout ça dans ta tête, écris-toi donc une chanson à chanter sous la douche ! Alors j'ai écris La vilaine maison. » Une chanson plutôt joyeuse qui louche à la fois du côté de Trénet et des Beatles, excusez du peu quand même !
Notons que le titre anglais n'a rien à voir avec le contenu, c'était juste le nom d'enregistrement du fichier informatique. 
2000 -Les machines absurdes
-
Live au TCE
 
Chanson d'automne

L'idée de cette chanson est venue à William Sheller pendant un séjour à La Baule : « Elle a été inspirée dans une petite crêperie au Pouliguen, à La Baule et pendant que je mangeais ma petite crêpe, ils passaient un album de Jeanne Moreau. Et j'entendais les chansons de Jeanne Moreau, J'ai la mémoire qui flanche, J'aurai ta peau Léon, etc..., et toutes ces chansons-là étaient des petites chansons courtes, sur des mélodies comme des comptines, des petits textes très courts comme ça avec des petites histoires. Et je me suis dit : "Ah, j'aimerais bien écrire une petite chanson simple comme ça", comme si je l'avais écrite pour Jeanne Moreau. Mais finalement en rentrant j'ai écrit Chanson d'automne. Je n'aurais jamais osé la présenter à cette grande dame qu'est Jeanne Moreau, mais c'est en pensant à elle quand même que j'ai écrit ça. »
La musique a elle toute seule raconte une histoire. William l'a stylisée afin d'évoquer la chute des feuilles, le froid et l'obscurité.
En résumé, Chanson d'automne est l'une de ces petites chansons idéales auxquelles se raccrocher pour se réconforter les jours où il fait moche et où il pleut. D'ailleurs William raconte maintenant l'avoir précisément écrite pour l'un de ses proches : « C'est une toute petite chanson que j'ai composée comme cadeau personnel pour quelqu'un dont je ne vous dirai rien du tout. »

2004

-Epures
-William Sheller et le
quatuor Stevens live
 
Chanson lente Cette chanson sortie en 45 tours en 1983 ne figure sur aucun album studio. Son auteur la définit comme « L'air qu'il faut jouer quand on a quelque chose à se faire pardonner. J'avais fait une grosse bétise, j'en étais conscient mais la fâcherie était telle que ça a failli finir avec les valises sur le palier. Alors j'ai tenté d'écrire une chanson où je mettrais le plus de détails destinés à me justifier. Au début "on" l'a écoutée gentiment mais sans plus, mais heureusement les choses ont fini peu à peu par s'arranger ».
Les paroles sont magnifiques mais visiblement très difficiles à retenir. A la fin du concert de quatre heures donné le 11 novembre 2000 au Théâtre des Champs-Elysées, les spectateurs réclament à grands cris une autre chanson. William Sheller accepte de leur chanter Chanson lente :  « Bon celle-là  je vous la fais, mais il y a un risque ». Evidemment au bout de quelques strophes, trou de mémoire. Il recommence la chanson au début...et s'arrête cette fois au bout de quelques notes : « Remarquez Piaf, ça lui est arrivé onze fois de suite, alors j'ai encore de la marge... mais même c'est euh...non, c'est sortir de l'autre chanson pour arriver la-dessus, c'est assez différent quoi ...faut avouer, faut avouer...» La troisième tentative sera la bonne !  
 
1983

-Les filles de l'aurore/Chanson lente
(45 t)
-William Sheller et le quatuor Halvenalf
-Sheller en solitaire
-Live au TCE


Chanson noble et sentimentale (Une)

« J'ai réellement fait le voyage en Allemagne de Fribourg à Kehl. Pourquoi ? Je ne le dirai pas, et cela n'a plus d'importance, mais c'était à une période plutôt difficile, avec des ras-le-bol divers, promos fatiguantes et routinières ou bêtes, suppléées par des bonbons graves qui font rigoler, avant les bonnes déprimes qui leur sont fatalement inhérentes...»
Le titre rappelle les magnifiques Valses nobles et sentimentales pour piano de Maurice Ravel, composées en 1911.
La plus récente version de cette chanson existant à ce jour est un piano-voix figurant sur le CD hors-commerce Piano en ville enregistré à l'automne 2010.

1981

-J'suis pas bien
-Olympia 82
-William Sheller et le quatuor Halvenalf
-Olympiade
-Tu devrais chanter

 
Chanson qui te ressemblerait (Une) Un hommage pudique de William Sheller envers ses enfants. Il écrit dans le livret de Tu devrais chanter : « J'aurais été très malheureux si je n'avais pas eu d'enfants, je crois, peut-être d'ailleurs ne me serais-je pas sorti aussi bien de certains moments plutôt difficiles. Très jeune, je me disais que j'aurai un fils que j'appellerais Siegfried (à cause de Wagner, et que Tannhäuser ou Parsifal ça n'est pas facile à porter dans une cour d'école), et puis une fille, certainement Johanna. Ils ne sont pas arrivés dans l'ordre prévu, mais mes rêves d'ado ont été comblés. » 1976

-Dans un vieux rock'n'roll
-Sheller en solitaire
-Tu devrais chanter
-Live au TCE

 
Clandestine Aux dires de William Sheller, « Une musique qui vrille la tête assez rapidement, une sensation d'obstination », qu'il a écrite assez facilement : « J'ai enchaîné deux harmonies et hop, c'est parti. Il y a comme ça des morceaux qui arrivent avec une telle évidence, qu'on se demande si on n'est pas en train de jouer un morceau de quelqu'un d'autre, un vieux Julien Clerc ou un truc de Jonasz qui nous trotte dans la tête ». Il nous trace ici le portrait de « belles emmerdeuses » (dixit William),  une « poupée qui se fait gentille » inspirée inconsciemment par Georges Brassens, ou la « petite fille en pleurs » chère à Claude Nougaro. Avec quelques incursions du côté du surréalisme comme « ces misères je les oublie par cœur ». 2004

Epures


Comme je m'ennuie de toi L'histoire d'un amoureux super collant, qui ne peut pas se passer un instant de sa copine et qui voit son image partout où il va. C'est l'une des deux chansons où William Sheller emploie un mot « grossier », et encore cela n'est pas bien méchant : « Ce n'est pas que mes amis m'abandonnent, mais je les emmerde au téléphone, à leur parler de toi. » 1975 -Rock'n'dollars
-Stylus
   
Comme on n'oublie pas Un homme s'est laissé séduire par une très jeune fille de 80 saisons (= 20 ans), et regarde le ciel avec nostalgie en repensant à elle : mais elle a eu peur de lui, et s'est enfuie courir les déserts. Et pourtant il lui assure qu'il va beaucoup mieux,  « Comme on se sort des mauvaises rivières/Je me suis sorti du temps où je vivais à l'envers/Des heures bizarres où j'étais pas moi-même/Aujourd'hui je ne sais plus pourquoi.» 1994 Albion  
Couleurs Le premier 45 tours de William Sheller où il chante, paru en 1968. Curieusement, CBS ne lui laissa pas faire les arrangements de cette chanson, alors que c'était quand même son métier ! Il écrivit seulement la musique, et Gérard Manset fut chargé des paroles et arrangements.
Chanson un peu psychédélique, « très enfumée aux herbes indiennes» avec certains passages peu compréhensibles, et des sitars indiens pour l'ambiance hippie. Signalons que l'accompagnement musical était assuré par Les Irrésistibles.
William l'a aussi interprétée en italien sous le titre de Se tu giri la testa.
1968 Couleurs/Les 4 saisons
(45 t)


 
Cuir de Russie « Une carte postale publicitaire serrée entre les pages d'un livre des années trente et qui vantait un parfum élégant mais tenace. Le livre entier en était imprégné. Cette carte représentait deux personnages patinant sur la glace. On m'a volé le livre, on m'a volé la carte… Me reste la chanson. »
Le parfum Cuir de Russie, une eau de toilette créée à la fin du XIXe siècle par le parfumeur parisien L.T. Piver, est toujours commercialisé actuellement, avec son étiquette ancienne montrant deux patineurs russes en costumes traditionnels.
1987

-Univers
-Olympiade
-William Sheller et le
quatuor Stevens live