Le DVD

William Sheller étant très attaché au côté éphémère du spectacle sur scène,
un seul DVD a été tourné pendant l'un de ses concerts.

Parade au Cirque Royal

Spectacle enregistré le 14 mars 2005 au Cirque royal de Bruxelles, où William Sheller s'est produit en compagnie de 18 musiciens pendant la tournée de ses trente ans de chansons. Trente des plus belles chansons (voir la liste ) revisitées d'une manière exceptionnelle, assorties des délicieuses anecdotes drôles
et décalées racontées par William entre les morceaux.
Réalisation : Pascal Duchêne.
Durée du concert : 2 h 33.

Les bonus :
- Les coulisses du concert (réalisé par Benoît le Gourrierec)
- Entretien d'une heure «en apparté» avec Patrice Gaulupeau,
tourné au domicile solognot de William Sheller.

* voir sur le site de l'INA la publicité diffusée à l'époque pour la promo de ce DVD.

 

Les CLIPS

Sur les 132 chansons interprétées sur disque par William Sheller depuis ses débuts,
8 seulement ont fait l'objet d'un clip vidéo.

Centre ville
(album : Tu devrais chanter )
réalisation : Seb Chéri
date de sortie : janvier 1999
durée : 3 min 25

Un bord de mer, un chemin défoncé avec une pancarte indiquant la direction du centre-ville. Une 4 L Renault fourgonnette passe sur le chemin dans une énorme flaque.
Lorsqu'elle a disparu, émerge peu à peu de cette flaque William Sheller devant un grand piano blanc. En costume gris et baskets, il interprète la chanson, puis redisparaît dans
la flaque à la manière d'un mirage. La 4 L fourgonnette repasse dans l'autre sens dans la flaque et clôt l'histoire, comme s'il ne s'était rien passé et que la vie continuait normalement.

Pour le visionner :
- Chez Dailymotion
- Dans l'Intégrale, vol 17.

 

Excalibur
(album : Ailleurs)
réalisation : Philippe Druillet
date de sortie : avril 1990
durée : 6 min 51

Dans un décor de Moyen-Age revisité à la sauce «science-fiction» du dessinateur de BD Philippe Druillet (ami de 20 ans de William), avec de nombreux clins d'œils aux films de Sergueï Eisenstein, le conflit entre un chevalier qui s'est couvert de gloire à la guerre et écrase tout le monde de sa supériorité, et son fils qui veut s'émanciper de son autorité écrasante après avoir perdu sa jeune fiancée.
Ce clip en noir et blanc aux ombres très marquées est un savant mélange de film 35 mm et d'images de synthèse. Cest une sorte de «court-métrage» présenté à la manière d'un vieux péplum muet et d'un ballet de personnages tous plus étranges les uns que les autres. Les dialogues sont écrits, mais dans un alphabet imaginaire et incompréhensible inventé par Druillet. Il lui a fallu plus de deux mois de travail pour mettre au point le scénario de cet «opéra de
6 min». Un clip tourné en une semaine avec un énorme budget, le plus important alloué à l'époque pour la réalisation d'un clip (2 millions de francs !). Et l'on imagine assez bien le calvaire de William pendant le tournage, enfermé pendant des heures dans son armure intégrale en mousse de vinyle !
Avant sa diffusion télévisée, ce clip a été projeté en salle à Paris au cinéma Max Linder. Il a aussi été montré en 1992 au pavillon français de l'exposition universelle de Séville.

* En 1990, Excalibur a été édité par Polygram music vidéo dans un coffret multimédias comprenant :
- un CD vidéo (CDV) avec la chanson Excalibur en version audio et en clip vidéo;
- un making-off de 52 min réalisé par Robert Chalut, sur cassette VHS;
- un livret de 116 pages avec le story-board du clip conçu et dessiné par Philippe Druillet.

NB : Les 300 premiers exemplaires (coffret noir) comprenaient une litho originale numérotée et signée par Philippe Druillet.

* Voir la publicité de l'époque
* Voir le détail des deux coffrets

Pour le visionner :
- Sur le site de Philippe Druillet :
Vous pourrez visionner le clip ainsi qu'un passionnant documentaire d'une heure au sujet du tournage (diffusé à la télé le 7 juin 1990)
- Explications techniques sur le tournage de ce clip : article de "Soundcheck N°2" d'avril 1990

- Dans l'intégrale, vol 17.

 

Le Nouveau monde
(album : Univers)
réalisation : Jacques Scandélari
date de sortie : mai 1987
durée : 4 min 58

Lâché au milieu de "barbares" divers, punks et skin-heads qui se battent furieusement, le prince William, vêtu d'un manteau de peaux de loup et une torche à la main, part vers le Nouveau monde sur un char tiré par des humains. Durant le voyage, il repense à ses amours avec la reine Mean. Mais au fur et à mesure que le char progresse difficilement dans un paysage apocalyptique, tous ceux qui l'accompagnent meurent en route. A la fin du clip le prince semble victorieux de dominer le Monde... mais il y est désormais tout seul.



« On m’a proposé quantité de simagrées vénitiennes dans le style "Sous-meurtre dans un  jardin anglais" témoigne William à propos de ce vidéoclip. Et finalement, Scandelari a eu l'idée de cette horde. J’ai pris toute une bande des Halles. Des punkies qui m’aiment bien. Ils avaient dix ans quand j’ai sorti Rock’n’dollars, je fais partie de leur enfance. » 
A voir rien que pour William pataugeant dans la boue d'une carrière d'argile en manteau de peaux de loup de chez Lanvin !

Pour le visionner :
- Chez Dailymotion

 

Maintenant tout le temps
(album : Albion)
réalisation : Sylvia Lorraini/Igor McRams
date de sortie : février 1994
durée : 4 min 27

Clip assez psychédélique dans un décor de damiers et de tableaux de Magritte, du même style que le livret de l'album Albion. Il mêle des séquences filmées et des images de synthèse à un rythme saccadé et violemment coloré…
Bon courage si vous arrivez à tenir jusqu'au bout sans avoir une franche envie de vomir tout votre déjeuner..

Pour le visionner :
- Chez Dailymotion
- Dans l'Intégrale, vol 17.

 

Mon Dieu que j'l'aime
(album : Simplement)
réalisation : Jean-Pierre Berckmans
date de sortie : septembre 1984
durée : 4 min 16


Après avoir tiré un coup de pistolet à la fenêtre, William Sheller sort de son appartement dans une ruelle plutôt glauque où il croise des gens bizarres : soldats éclopés, porteurs de paquets explosifs, marchands de nouilles chinois, tatoueurs, prostituées…Il passe par un milk-bar où se produisent des danseuses, puis s'invite dans un cocktail de peinture et repart finalement avec la mannequin…totalement nue (qu'il se fait piquer peu après). Il finira finalement sur la scène d'un théâtre, avec les autres personnes croisées lors de sa promenade.
Signalons que le cameraman a filmé William en continu durant tout son trajet pour obtenir un seul plan-séquence, afin de suggérer l'idée de la balade. En revanche, la chanson a été modifiée par rapport à la version disponible sur disque pour coller exactement aux images.
En 1985 au MIDEM de Cannes lors des premiers "Trophées du vidéoclip", Jean-Pierre Berkmans a été récompensé par le « Prix de la meilleure réalisation européenne » pour son clip de Mon Dieu que j'l'aime.


Oncle William
raconte...
"Le tournage en plan-séquence"

Pour le visionner :
-
Chez Dailymotion
- Dans l'Intégrale, vol 17.

 

Moondown
(album : Les Machines absurdes)
réalisation : Ann Rohart
date de sortie : septembre 2000
durée : 4 min 06


Lorsque le clip commence, on voit deux pieds en haut d'une charrette de paille tirée par des bœufs. Le narrateur, William Sheller, est couché dans la paille et repense à l'histoire de la jeune fille évoquée dans la chanson. On la voit participer à une fête nocturne et danser avec les villageois autour d'un feu de la Saint-Jean. Mais un jeune jongleur attire son regard. Ce dernier va l'entraîner à l'écart dans un champ, et l'abandonnera avant l'aube.
Distrait par ses pensées, le narrateur se laisse recouvrir de paille que les «paysans», parmi lesquels on reconnaît ses musiciens habituels, lui balancent dessus avec la plus grande joie !

Pour le visionner :
- Chez Dailymotion
- Dans l'Intégrale, vol 17.

 

Un archet sur mes veines
(album : Ailleurs)
réalisation : Danny Willems et Danny Hiele
date de sortie : septembre 1990
durée : 3 min 38

Vue à travers l'œil d'une mouche qui volette par une chaleur moite, une scène censée se passer chez un coiffeur-barbier des années 50. William Sheller entre dans le salon et s'installe pour se faire raser. Mais le barbier affûte sa lame comme s'il voulait l'égorger, et le malheureux client le regarde avec un air plus qu'inquiet ! Durant la scène, l'électrophone diffuse Un archet sur mes veines, avec William en incrustation sur le disque habillé et coiffé dans le style des crooners des années 50.
A la fin, la mouche voyeuse finira très mal, victime du sadique barbier qui l'écrabouille dans une coupelle.

Pour le visionner :
- Chez Dailymotion
- Dans l'Intégrale, vol 17.

 

Un homme heureux
(album : Sheller en solitaire)
réalisation : Dominique Brenguier
date de sortie : mai 1991
durée : 3 min 39

Assis à son piano sur la scène du studio Davout, William vêtu d'un sweat-shirt et d'un pantalon noirs, interprète la chanson Un homme heureux. Au fur et à mesure du déroulement de la chanson, apparaissent des séquences en noir et blanc très douces, un peu «impressionnistes» de couples enlacés, de manèges, de barques et de vagues.

Pour le visionner :
- Chez Dailymotion
- Dans l'Intégrale, vol 17.

 

Autres apparitions filmées

La chanson des Tiber
Episode 1 : "Comment les Tiber gardèrent leur secret"
(téléfilm musical)
réalisation : Jacques Samyn
scénario et dialogues : Tiber-porte et Tiber-plume
(sic)
diffusion : sur Antenne2 le samedi 12 juillet 1980 à 22 h 35

durée : 48 min

Acteurs : William Sheller (le gendarme François), Patrick Burgel (Tiber magouille, secrétaire de mairie), Colette Renard (Tiber Renarde, tenancière du café), Patrick Raynal (Tiber képi, policier municipal), Nathalie Drivet (Tiber Nana, fille de Tiber Renarde), Sterling Saint-Jacques (maire "remplaçant" et chanteur), Lene Lovich (chanteuse), Nicole Rieu (chanteuse), Jean-Georges Tharaud.

Parmi les chansons interprétées : William Sheller ("Oh! j'cours tout seul" et "Quand j'étais à vos genoux"); Colette Renard ("Les lignes de ma vie"); Nicole Rieu ("J'suis frustrée"); Sterling Saint-Jacques (I'm a star"); Lene Lovich ("Bird song")...

La grande famille des Tiber occupe tout le village bourguignon de Bourg-Tiber depuis le Moyen-Age, et leurs querelles et leurs histoires se poursuivent depuis des générations. Un jour, le Président de la République décide de décerner à ce bled minuscule la médaille de la France profonde.
Le problème, c'est que le maire a disparu : est-il parti en voyage dans sa famille, a-t-il été assassiné par l'un des villageois ? Personne ne veut en dire plus sur la question. Un gendarme fraîchement sorti de l'école, joué par William Sheller, est alors envoyé sur place pour mener cette difficile enquête...

Un format de téléfilm qui ne ressemble à rien de précédemment connu, alternant une histoire joyeusement loufoque et des séquences musicales de tous styles interprétées par les différents acteurs, et du comique un peu kitch au cent-cinquantième degré... mais qu'est-ce-que c'est drôle !
A noter que durant sa «mission», le gendarme François, alias William Sheller interprète deux chansons, Oh! j'cours tout seul et Quand j'étais à vos genoux, en accomplissant une curieuse «danse du banc» non rééditée à ce jour !

 

La chanson des Tiber
Episode 2 : "Comment les Tiber procédèrent à une élection"
(téléfilm musical)
réalisation : Jacques Samyn
scénario et dialogues : Tiber-porte et Tiber-plume
(sic)
diffusion : sur Antenne2 le mardi 29 septembre 1981 à 16 h 30

durée : 50 min 38

Acteurs : William Sheller (le gendarme François), Patrick Burgel (Tiber Magouille, secrétaire de mairie), Colette Renard (Tiber Renarde, patronne du café), Nathalie Drivet (Tiber Nana, sa fille), Patrick Raynal (Tiber képi, policier municipal), Joe Dassin (Tiber Jackpot, le cousin américain), Michel Tugot-Doris (Tiber Blinis, le cousin russe), Pierre Desproges (présentateur TV), Catherine Lara (chanteuse), Evelyne Broussole, Catherine Château, Christiane Cibiel, Nathalie Mazeas.

Chansons interprétées : Colette Renard ("Pour la nuit, pour la vie" et "Ça c'est de la musique" -en direct avec un accordéoniste-); Joe Dassin ("Faut pas faire de la peine à John" -sur un cheval- et "The guitar don't lie"); William Sheller ("Petit comme un caillou"); Catherine Lara ("Bateau de pluie") ; Patrick Burgel (chanson parodie) ; Electric light orchestra ("Last train to London" -à la télévision-).

Les autorités ayant découvert que le village de Bourg-Tiber se passait de maire depuis 1789, obligent les habitants à procéder à des élections. Tiber Magouille, le secrétaire de mairie, se présente contre Tiber Renarde, la patronne du bistrot. Chaque candidat rivalise d'ingéniosité et organise des évènements (bal, concert, compétition sportive etc...) et autres discours publics foireux pour attirer les voix des soixante habitants du village. Malgré plusieurs tours de scrutin, il se révèle impossible de départager les candidats. Il faudrait récupérer la voix de Tiber Mémé, mais elle est partie au fin fond du Texas à la recherche de ses cousins.
Pendant ce temps-là, les divers épisodes des élections à Bourg-Tiber sont commentés à la télévision par un journaliste approximatif joué par Pierre Desproges, et le gendarme François (interprété par William Sheller) occupe surtout son temps à draguer la fille de Tiber Renarde, chez qui il loge.

 

Le Fantôme de l'arc-en-ciel
(court-métrage)

réalisation : Marc Eloy
scénario : Didier Daeninckx et Marc Eloy
musique : Rido Bayonne
coproduction : Marc Eloy productions/Starlight productions
année de tournage : 1987
durée : 26 min




Acteurs
: William Sheller, Arnaud Carbonnier, Michel Thomas, Françoise Ulrich, Roger Wolff.

Ce court-métrage tiré d'une nouvelle de Didier Daeninckx évoque les enquêtes d'un journaliste parisien envoyé à Strasbourg en 1962 pour rechercher des fresques du peintre Jean Arp, que l'on croyait disparues depuis les années 30. Mais ses investigations dans les quartiers strasbourgeois le mènent rapidement vers une affaire beaucoup plus glauque.
Ce film a été tourné dans les rues de Strasbourg en août 1987. William Sheller y joue le rôle d'un alsacien, personnage principal de l'histoire et ancien soldat enrôlé malgré lui pendant la guerre par les Nazis.

 

L'Œil du maître
(long-métrage)
réalisation : Stéphane Kurc
date de sortie : 20 février 1980
durée : 1 h 28


Acteurs principaux : Patrick Chesnay, Olivier Granier, Dominique Laffin, Marina Vlady, Michel Aumont, Jean-Claude Brialy, Daniel Gélin, Pierre Tornade.

William Sheller apparaît quelques minutes dans ce film (avec une barbe) au cours d'une soirée mondaine où on le voit en train de jouer du piano. Ce film raconte l'histoire de deux journalistes d'une station régionale qui découvrent, acceptent ou subissent leur dépendance vis-à-vis des pouvoirs en place. Les deux héros vont apprendre à leurs dépens que l'organisme officiel qui les emploie est une hydre à deux têtes et que leurs ambitions respectives sont condamnées.
L'idéaliste, joué par Patrick Chesnais, refuse de suivre la règle imposée par ses chefs. En but aux censures diverses, et refusant de respecter les directives, il se discrédite et se mine lui-même. En s'obstinant sur un reportage au sujet des Harkis, voué à une censure immédiate, il est classé d'emblée dans la catégorie «combattant du mauvais choix».
Son collègue, lui (joué par Olivier Granier) est un arriviste. Il obéit docilement à ses supérieurs et monte à Paris comme producteur d'un magazine d'information. Mais en chemin il perd son âme...
___
Un film marqué par la malchance : Ce film polémique devait d'abord être distribué par UGC et sortir en salle en novembre 1979. Le distributeur ayant changé d'avis, il a été repris par Gaumont qui l'a sorti en février 1980. Sur Paris, seules cinq salles l'ont diffusé... et trappé très rapidement vu le peu de spectateurs.

Pour le voir :
K7 VHS des éditions Proserpine (rarissime). Il n'existe pas de réédition en DVD.

 

Le souffleur de rêves
(scopitone)
réalisateur : Jean-Louis Bertucelli
date de tournage : vers 1978



Dans ce scopitone des productions Davis-Boyer, Catherine Lara interprète au chant et violon sa chanson "Le souffleur de rêves" (issue de l'album "Jeux de société"), accompagnée par William Sheller au piano.

 
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