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Lettre G
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Oncle William raconte...
Genève William se trouvait un jour à Genève pour enregistrer sa première émission à la Télévision Suisse Romande. N'ayant jamais été dans cette ville, il l'imaginait encore comme dans les gravures du XIXe siècle avec Sissi et ses amies en crinolines dans leurs calèches. Mais une fois qu'il a eu longé les nombreuses banques, les magasins de montres et attendu l'allumage du jet d'eau, il commença à trouver le temps vraiment très long ! Comme son enregistrement était prévu en soirée et qu'il fallait bien trouver quelque chose à faire, William alla se balader sur les quais jusqu'à l'ïle Rousseau. Ce lieu bucolique planté de saules avec son vieux kiosque à musique, et les nuages menaçants qui cachaient le ciel lui inspirèrent alors une chanson. Une manière de rendre hommage à la fois à cette ville et aussi à Richard Wagner, qui est l'un de ses compositeurs préférés, en particulier grâce à de puissantes orchestrations de cordes.
Une chanson pouvant paraître du plus noir pessimisme, mais qui selon son auteur, « tient plus du cinéma que de la réalité. Elle est du genre pompeux, du genre Visconti, du genre lent. Parce qu'une chanson pour aussi être un exercice de style.»
A l'époque de sa sortie, ce titre détonnait parce qu'il n'était pas considéré comme assez « grand public », et William ne le chantait jamais à la télévision ou dans les émissions de radio.
Trente ans après sa création, Genève fait maintenant partie des morceaux que William interprète le plus volontiers sur scène. Même s'il chante parfois « Le temps sur Genève est trop court », et d'autres fois « Le temps sur Genève est trop lourd ». C'est selon l'orientation du vent...
William revient d'ailleurs toujours dans la ville de Genève « avec le même bonheur. Je ne saurais aller là-bas donner un concert sans la mettre au programme, évidemment ! »
Mais depuis, le charmant kiosque à musique de l'île Rousseau aurait été remplacé par un snack qui vend des saucisses !
1976

-Dans un vieux rock'n'roll
-Sheller en solitaire
-Tu devrais chanter
-Live au TCE


Genoveve Encore une chanson volontairement codée. D'ailleurs le narrateur vous prévient tout de suite : ce n'est pas la peine de « fouiller dessus, fouiller dessous », vous n'arriverez jamais à découvrir de qui il s'agit et où elle vit. Alors inutile d'insister ! 1981 J'suis pas bien  
Gimmick boy

Dans cette chanson sous-titrée « Ne reste pas là Suzie Q », William utilise plein de jeux de mots en franglais un peu à la manière de Rock'n'dollars.
Un « gimmick boy » n'est autre qu'un homme
-objet aux apparences artificielles et au quotient intellectuel assez réduit. Quant à Suzy Q, c'est un personnage imaginaire de « femme fatale » abondamment utilisé dans les chansons américaines des années 60. L'arrière-grand-mère de Lara Croft, en quelque sorte !

1977

Symphoman

 
Good bye good bye good

Dans cette chanson, William Sheller alterne les paroles chantées, et une conversation assez houleuse entre deux personnages qui semblent voler au-dessus d'une grande ville.

1994 Albion  
Guernesey

En 1986, Bernard Lavilliers et William Sheller enregistrent au Palais des Congrès dans deux studios proches, le premier pour Voleur de feu et le second pour Univers. William lui joue une mélodie de sa composition : il voit de l'eau, des roches et de la brume mais ne sait pas mettre des paroles dessus. Lavilliers, qui adore cette mélodie promet de lui écrire quelque chose : « Il a pris la cassette, et, la nuit même, il dictait le texte sur mon répondeur téléphonique, c'était une surprise ! »
Cependant, William a peiné pour interpréter ce texte qui n'était pas de sa composition et qui ne lui ressemblait pas : « Bernard, c'est quelqu'un qui aime les épices, la chaleur, la transpiration... Le contraste était intéressant. Dans son texte, il y avait des mots comme "prison", que j'avais du mal à chanter. Ce n'est pas tellement mon univers. » D'ailleurs, William n'interprète absolument jamais Guernesey sur scène.

1987

Univers